Le prince et les arts en France et en Italie, XIVe-XVIIIe siècles

Susanna Caviglia
Presses Universitaires de Limoges et du Limousin
2011

L'intérêt du prince envers les arts prend en Europe, notamment en France et en Italie, une ampleur toute particulière à partir du XIVe siècle et ce jusqu'au XVIIIe siècle. L'art (les palais et leurs ornements, les monuments publics et privés) devient un outil politique en vue d'assurer la renommée et la puissance du prince. Cette relation entre le prince et les arts culmine avec Louis XIV, qui réussit à Versailles l'identification de l'art de son temps à sa personne. Les arts, sous toutes les formes et les pratiques de la création artistique, sont devenus indissociables du pouvoir souverain.

À travers une approche trans-période, cette journée d'études a pour but de présenter la démarche des historiens de l'art face à un éventail d'approches possibles. Il s'agit d'interroger à la fois les princes (mécènes et collectionneurs), les oeuvres (objets esthétiques, symboliques, de propagande) et les relations existantes entre les deux (ainsi les institutions académiques). Il s'agit aussi de dépasser la hiérarchisation établie dans les arts, pour considérer les objets de la création artistique comme étant tous l'expression de phénomènes historiques complexes. Au centre de notre réflexion, un enjeu : le pouvoir souverain. Au centre de nos interrogations, la manière dont les logiques discursives, allégoriques, narrative et topographique se combinent avec cet enjeu.

Le prince et les arts en France et en Italie